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Quand Léo Missir, directeur artistique de la maison de disques Barclay entend Balavoine chanter sur ce disque, il décide de l'engager et de lui faire signer un contrat. Il lui propose donc, de réaliser un album-concept, comme les anglo-saxons savent le faire. En 75, sort "De vous à elle en passant par moi" dont le thème principal est la femme, sujet universel s'il en est. Le succès est mitigé mais Léo Missir est toujours aussi enthousiaste et continue de soutenir son protégé.


"Ne me dites pas que quand je l'ai quittée
Ça lui a fait de la peine
Non ne me dites pas que quand je l'ai quittée
C'était dans la haine
De vous à elle en passant par moi
Ça ne vous regarde pas {x2}

A l'ombre frêle des dimanches
Dans sa robe blanche
J'essuyais mes larmes sur mes manches
En regardant ses hanches
Je voulais déchirer ses bas, de vous à moi

Ne me dites pas que quand elle a pleuré
Ça m'a donné des remords
Non ne me dites pas que quand elle a pleuré
Je me croyais le plus fort
De vous à elle en passant par moi
Ça ne vous regarde pas {x2}

J'envoyais des fleurs d'amour intense
Aux couleurs immenses
Des yeux je frôlais ses insolences
A demi-distance
Elle ne voulait pas enlever ses bas, de vous à moi

Ne me dites pas que quand je l'ai quittée
Ça lui a fait de la peine
Non ne me dîtes pas que quand je l'ai quittée
C'était dans la haine

De vous à elle en passant par moi
Les bouquets de fleurs et les lilas
Elle ne savait pas que c'était moi
De vous à elle en passant par moi
Elle ne me connaissait même pas"

# Posté le mercredi 14 décembre 2005 08:13

Modifié le mercredi 14 décembre 2005 13:37

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Après un voyage en Europe de l'Est, Daniel Balavoine sort en 77, un second opus intitulé "les Aventures de Simon et Gunther.Stein". Impressionné par le mur de Berlin, et les conséquences de son existence, le chanteur en fait le sujet principal du disque, contenant ainsi le titre très prometteur "Lady Marlène". Mais là encore, tout ceci reste confidentiel.

"Le petit Gunther
Naquit en 41
Et son frère Simon
Huit ans plus tôt en juin
Au c½ur de Berlin
En quarante deux
L'un fit ses premiers pas
L'autre malheureux
Entrait au pensionnat
Dans la même année
Leur père mobilisé
Quitta la maison
Pour aller se cacher
Un mercredi soir
Il était dénoncé
Le jeudi qui suivit
La gestapo vint le chercher
Pour l'arrêter
19 ans plus tard
Descendant rue Bernauer
Simon se pressait
Pour retrouver son grand frère
19 ans plus tard
C'était le 13 août
Année 61
Jour où fut construit le rideau de Berlin
Et comme autrefois
Tout recommençait
Simon et Gunther
Etaient séparés
Effaçant des mains
Leurs larmes qui coulaient
Ils savaient bien qu'un jour
Le pauvre Simon
Pourrait enfin s'évader."



"Lady Marlène
Toi tu t'endors de l'autre côté
Lady Marlène
A Berlin tu sais rien n'a changé
C'est trop difficile de s'évader
Les hommes en vert ont tiré"[/

# Posté le mercredi 14 décembre 2005 08:18

Modifié le mercredi 14 décembre 2005 13:39

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Sa carrière démarre réellement quand Michel Berger lui propose le rôle du jeune loubard Johnny Rockfort pour l'enregistrement studio de "Starmania", l'opéra-rock qu'il a composé et dont Luc Plamondon a fait le livret. Le personnage lui convient bien car il n'est pas loin de la révolte omniprésente, affichée par le héros. "Starmania" est monté l'année suivante au Palais des Congrès à Paris. Balavoine se retrouve aux côtés d'une brochette d'artistes francophones de sa génération comme France Gall, Diane Dufresne ou Fabienne Thibeault. Le succès est phénoménal. Balavoine marque profondément cette production.

Sos d'un terrien en détresse

"Pourquoi je vis, pourquoi je meurs
Pourquoi je ris, pourquoi je pleure
Voici le S.O.S
D'un terrien en détresse
J'ai jamais eu les pieds sur Terre
J'aim'rais mieux être un oiseau
J'suis mal dans ma peau"

# Posté le mercredi 14 décembre 2005 08:22

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Entre temps, il s'enferme en studio et concocte ce qui sera le premier tube de sa carrière : "le "Chanteur". "Je m'présente, je m'appelle Henri" sont les premiers mots de cette chanson que la France entière chantonne à cette époque. Sur l'album du même nom, on trouve aussi "Lucie" qui ne fait que confirmer son succès grandissant.

Une nouvelle fois en studio, il réalise l'album "Face amour, face amère". Les musiciens, rencontrés lors des enregistrements avec Patrick Juvet, sont étroitement associés au projet. Daniel Balavoine n'hésite d'ailleurs pas à les mettre en avant quand il le faut.


Le chanteur

"Je m'présente, je m'appelle Henri
J'voudrais bien réussir ma vie, être aimé
Etre beau gagner de l'argent
Puis surtout être intelligent
Mais pour tout ça il faudrait que j'bosse à plein temps"

Lucie

"Ces nuits entières devant la glace
Où je m'inventais de la dignité
Dans le lit, j'embrassais ta place
Et tu voudrais recommencer"

# Posté le mercredi 14 décembre 2005 08:28

Modifié le mercredi 14 décembre 2005 13:41

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Fort de ses quatre premiers albums, il monte sur la scène de l'Olympia pendant trois jours à compter du 31 janvier 80. Il y fait preuve d'une énergie et d'un punch exceptionnel, façon pour lui de remercier le public qui depuis quelques années maintenant achète ses disques.

Un événement va faire de lui une figure particulière de la chanson : le 20 mars de cette année-là, il participe au journal de la deuxième chaîne de télé française aux côtés de François Mitterrand, candidat socialiste d'alors et futur Président de la République. Les propos aseptisés du débat provoquent chez le chanteur un coup de colère qui proclame : "la jeunesse se désespère, elle ne croit plus en la politique française". Devenu tout à coup porte-parole de cette même jeunesse, Balavoine exprime ici un certain ras-le-bol face à l'indifférence dont font preuve les dirigeants politiques devant la nouvelle génération. Et assez bizarrement son cri anti-politique en fait un chanteur engagé, un véritable tribun.


voir la vidéo de l'émission içi

# Posté le mercredi 14 décembre 2005 08:30

Modifié le mercredi 14 décembre 2005 08:44